Christus - François Le Diascorn

Jeune pénitent, Furnes, Belgique 1995

« En tant que photographe s’intéressant à l’image du Christ, j’aimerais que la première image photographique ne soit pas celle de la cour de ferme de Niepce mais celle du corps du Christ dans le Saint-Suaire de Turin qui, selon quelques hypothèses, pourrait provenir d’une sorte de solarisation, procédé photographique de base. En vérité, même si la question de la datation du linceul reste ouverte, le phénomène par lequel l’empreinte du corps a été effectuée sur le tissu semble incompréhensible en l’état actuel de nos connaissances, sauf s’il s’agit d’une impression sous l’effet d’une intense lumière, le tissu ayant joué le rôle d’un véritable film photographique.

 

Quoiqu’il en soit du linceul de Turin, le christianisme a opté pour une attitude favorable à la représentation de l’image du Christ (alors que l’islam et le judaïsme étaient hostiles par principe à l’image, le bouddhisme et l’hindouisme se centraient sur des images symboliques de leurs Dieux). Le christianisme a eu l’ambition de nous donner une image véridique et authentique de l’apparence de son Sauveur, et de dire que sa contemplation menait à Dieu.

 

A quoi ressemblait donc le Christ, physiquement ? Il est très possible qu’il ait été petit, chauve et glabre. Les évangiles sont de toute manière muettes à ce sujet. Mais à un certain point de l’histoire, une image de Lui a été créée, image qui n’a guère évolué même à travers les différentes modes artistiques. Une fois que cette image traditionnelle du Christ a été établie, la même image, répétée avec des variations subtiles, s’est fixée dans l’esprit des chrétiens partout dans le monde (ce qui n’a pas été le cas pour la Vierge représentée dans l’art sous des visages très différents). Il se devait que l’image du Christ soit mystique c’est-à-dire comporte un visage fin, de longs cheveux bruns et soyeux, des yeux doux, des membres longilignes. Image correspondant au message délivré : celui de la joie et de la Rédemption au-delà du martyre, d’un homme à la fois homme et Dieu.

 

Au moment où nous allons célébrer ses 2000 ans, j’ai été attiré par les images du Christ faites par les artistes à travers les siècles ainsi que celles venues par voie populaire dans les processions, les représentations de la Passion. J’ai voulu dessiner ainsi à mon tour le portrait d’un Juif nommé Jésus ».

 

 

 

François Le Diascorn

Descriptif technique

Photographies : : Noir et blanc

Descriptif : : 40 tirages 30x40cm sous marie-louise 40x50cm

Conditionnement : : non communiqué

Valeur d'assurance : : valeur par photographie : 700€ / valeur globale : 28 000€

Tarif de location : : Nous contacter

Commentaires : : Prévoir l'encadrement

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